Vignerons Créateurs

10
mai
Les Vignerons Créateurs aux Vignes Toquées

Costières : Balade de tous les plaisirs dans le vignoble

Vignes Toquées« Les gens se rendent compte de ce qu'est le travail de la vigne. Il ne fait pas toujours beau et chaud. » Le président du syndicat des costières-de-nîmes Bernard Angelras a le sourire. Que Zeus, Dieu des dieux et de la pluie, ait décidé de voler la vedette à Dionysos, son alter ego du vin, ne le gêne pas.
Les visages réjouis et l'excitation des centaines de personnes qui arrivent par petits groupes ce dimanche au Domaine Saint-Louis de la Perdrix entre Redessan et Bellegarde, confirment que l'arrosage des cieux ne nuira pas à la deuxième édition de Vignes toquées. Cette heureuse initiative, née l'an dernier, est un sacré succès. Cette année, l'alliance délicate des vins AOC des costières aux saveurs gastronomiques du chef Michel Kaiser (du restaurant Alexandre à Garons) a séduit quelque 1 200 personnes, contre 800 l'an dernier. « On aurait pu en avoir 1 600 », glisse l'heureux président Angelras.

Au menu de ces gourmands-gourmets en baskets et chapeau de paille, ciré et parapluie constituant la touche d'originalité de l'année : une balade pédestre de 5 km à travers le vignoble des costières ponctuée de six étapes. Objectif : découvrir 36 vignerons en caves coopératives ou caves particulières, apprécier leur savoir-faire et leur créativité.

Ici, la recette, déjà éprouvée sur d'autres appellations, ne souffre d'aucune critique, ni des vignerons ni des visiteurs. « C'est convivial, une grande fête du vin, ça permet quelque part de nous rassurer sur l'avenir du vin. Et pour la promotion des costières-de-nîmes c'est important d'être là », expliquent les Vignerons créateurs, une structure issue de la fusion des caves de Jonquières, Bellegarde, Saint-Gilles et Manduel dont le souci est de préserver coûte que coûte la spécificité de chaque micro-terroir.

Côté promeneurs, même tonalité. Venus d'Ardèche et du Cap-d'Agde, Viviane, Pierre et Valérie apprécient eux aussi « la convivialité » et soulignent le professionnalisme des organisateurs : « L'appellation costières est tellement vaste que ça nous permet de retrouver ici, regroupés, bon nombre de producteurs et de manger quelques petites choses sympathiques. » Petit scoop : si cette rapide escapade journalistique vous a mis "le vin à la bouche" et que vous ne supportez pas de devoir attendre une année pour courir à Vignes toquées, sachez (mais chut !) que le syndicat des costières déclinera la formule en novembre, à Nîmes, de monument en monument. Son nom est tout trouvé : Nîmes toquée.

Jean-Pierre SOUCHE - Midi Libre